Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 20:48

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Bonjour tout le monde !

 

J'ai finalement réussi à avoir le fin mot de cette affaire de rétractation du tribunal concernant mon taux d'incapacité. Le médecin expert, souvenez-vous, avait déclaré le jour de l'audience qu'il trouvait normal que mon taux d'incapacité soit revu à la hausse, étant donné l'aspect dégénératif (ça veut dire que ça sera de pire en pire) de ma maladie, et considérant aussi mes récentes complications.

Cependant, lorsqu'on avait reçu le jugement du tribunal, je me suis aperçue que mon taux d'incapacité restait inchangé, ce qui laissait croire qu'il n'avait pas tenu compte de l'avis du médecin expert.

Mais en réalité, c'est le médecin expert qui a été incité à changer d'avis, suite à des questions précises du président du tribunal et ses collègues.

J'étais confiante, je pensais avoir enfin la paix car un taux à 80% aurait permis à ma mère de faire valoir son droit à la retraite, et elle m'aurait laissée tranquille. Là, en gros, le tribunal a signé pour que ma mère continue de me pourrir l'existence avec ses procès et tribunaux en tous genres.

 

A demi-forcée de signer pour faire appel, je pensais que je l'avais dans l'os pour l'AAH en rétroactivité et jusqu'en 2012 que m'avait accordée le tribunal, et qui aurait sauvé mon compte en banque.

 

Car oui, j'ai frôlé le découvert en septembre, et de très peu. Il me restait une cinquantaine d'euros sur le compte, et encore, je comptais mes dépenses au centime près. Et à côté, j'avais ma mère qui me réclamait des sous sans vouloir comprendre que des sous, je n'en avais pas.

 

La bourse d'études, que je devais toucher dès septembre, n'arrivait pas. Les prélèvements, eux, arrivaient par contre.

 

J'ai frôlé la grosse catastrophe et c'est la CAF qui est venue à mon secours. Mon copain et moi nous demandions pourquoi les courriers concernant l'aide au logement étaient à mon nom, alors que c'est lui qui avait fait la demande.

Nous nous sommes donc déplacés pour demander des éclaircissements et il s'est avéré que la CAF s'était emmêlée les pinceaux entre mon dossier pour l'AAH et le dossier de mon copain pour l'ALS. Lui touchait l'ALS et je recevais les courriers à mon nom, et du coup, le dossier de mon AAH était suspendu parce qu'ils se demandaient pourquoi il y avait deux dossiers...

J'ai vite été soulagée. Cela voulait dire que je pouvais toucher l'AAH accordée par le tribunal malgré l'appel ! L'employé de la CAF a débloqué mon dossier et deux jours après, je recevais le virement en rétroactivité... et le surlendemain, j'avais mes prélèvements mensuels. En gros, si on ne s'était pas déplacés à la CAF, j'étais à découvert...

 

J'ai décidé de cacher ce virement à ma mère le plus longtemps possible. Je voulais renflouer mon compte en banque et mon compte épargne, et j'étais encore sous le choc d'avoir frôlé le découvert. J'avais peur que la CAF me reprenne l'argent, donc j'ai continué à surveiller mes dépenses, mais j'ai quand même commencé à participer plus activement aux frais de la maison, en ayant assez de vivre aux crochets de ma belle-mère.

 

Cette période calme n'a hélas pas duré longtemps, car ma mère a reçu, à peine 3 semaines après, un courrier de la CAF lui demandant une grosse somme d'argent en raison de la rétroactivité de mon AAH : j'ai touché des sommes que l'on me devait de 2010, et comme je vivais encore chez ma mère à l'époque, elle avait trop perçu et devait beaucoup d'argent.

Elle m'a appelée le jour même de la réception de son courrier pour me demander l'argent. Même si c'est normal que je lui donne (j'ai touché l'argent qu'elle doit), j'étais un peu choquée par son ton agressif, comme si c'était de ma faute si on lui demandait tant, mais je pense que son ton était surtout dû au fait qu'elle était furieuse que je ne lui ai pas dit que j'avais touché cet argent.

Je lui ai viré la somme demandée, pensant avoir la paix. Je me demande parfois ce que j'ai dans le crâne, je la connais, je sais qu'elle est cupide, et j'imaginais avoir la paix ! Les gens qui me disent stupide n'ont parfois pas tort. Je le cherche.

 

A mon retour de chez mes beaux parents, elle m'appelle pour "qu'on se voie". Généralement, quand elle veut qu'on se voie, c'est pour me demander des choses en face, quand elle sait qu'elle est plus menaçante qu'au téléphone où je me sens pousser des burnes en lui disant tout simplement "non".

Cependant, miracle, son ordinateur lâcha la veille et elle voulait les conseils de mon copain pour en racheter un. Je pouvais donc venir avec lui et l'influence de ma mère était réduite : déjà parce qu'elle a peur de mon copain, beaucoup plus imposant qu'elle et qui m'a déjà protégée de ses crises. Et ensuite, étant donné qu'il allait s'occuper de son nouvel ordinateur, ce n'était pas le moment de piquer une crise en cas de refus.

 

Je savais très bien ce qu'elle allait me demander. J'ai beau être parfois très naïve et stupide, je sais quand même lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle m'avait déjà fait part de son intention de demander non seulement une part de l'argent de la rétroactivité, mais également un versement mensuel. Oui, vous avez bien lu, après avoir chialé dans les tribunaux comme quoi sa fille chérie avait besoin de cet argent pour vivre et se soigner, elle m'en demande une partie pour se faire entretenir.

Le but du jeu était de rester ferme et de dire à cette femme (dont la fille ne représente pour qu'elle qu'un amas de pognon...) un "non" clair et sans réplique.

Ayant passé des années à dire "oui" sans réfléchir pour avoir la paix, mes "non" s'accompagnant toujours de crises insupportables, je me sentais pousser un kiki. Même si c'était un peu lâche de ma part de profiter de la présence de mon copain pour m'imposer au lieu de prendre mon courage à deux mains, de la regarder droit dans les yeux et de lui cracher au visage tout la rancoeur et la haine accumulées pendant des années....

 

Le jour J, après avoir choisi l'ordinateur, on est allés chez elle et, bien évidemment, elle a vite cherché à m'isoler pour parler de "nos affaires". Grosse mise en scène, elle avait remplacé toutes les icônes religieuses de sa chambre pour y mettre des photos de moi, genre sa petite fille chérie lui manque. J'ai fait semblant de ne rien remarquer.  Je ne comptais pas lui dire la somme exacte de ce que j'ai touché, car moins il y en a, moins elle exigera. Sauf qu'elle m'a dit être allée à la CAF, a sorti une feuille de notes de sa poche et a été capable de me dire, au centime près, tout ce que j'avais touché et le montant de chaque prestation. J'en étais sur le cul, heureusement que j'étais assise. Je ne trouvais pas normal que la CAF lui ait tout balancé, c'est quand même mon argent, mes prestations sociales, et je ne vis plus chez elle !

 

Cependant elle ne m'a pas laissé le temps de me remettre de ma surprise. Elle m'a directement demandé combien je comptais lui donner, maintenant et par mois. J'étais en colère mais je me suis retenue de hausser le ton. Elle a été faire sa fouine jusqu'à la CAF pour savoir combien je touchais d'argent. Franchement ! Je lui ai alors dit clairement que si je comptais lui verser un peu d'argent pour la remercier de son investissement, je ne comptais pas lui verser une pension chaque mois. Madame exigeait un prélèvement automatique en plus, rien que ça. Elle ne voit vraiment que le fric en moi, et dire qu'il m'a fallu tant de temps pour m'en rendre compte.

 

Elle a crié, trépigné, et je lui ai alors rappelé qu'elle n'avait pas levé le petit doigt pour moi lorsque je lui ai annoncé que je frôlais le découvert et qu'il était inutile de me demander de l'argent. Elle a dû sentir la rancoeur dans ma voix car elle a arrêté de crier, mais elle a insisté. C'est alors que j'ai haussé le ton, et elle a enfin compris qu'elle n'était plus maîtresse de ma vie : si je lui dis non c'est non, inutile de crier et trépigner comme une enfant. Elle m'a suffisamment vampirisée. Ne serait-ce que lorsqu'elle a vidé mon ancien compte de l'argent que m'avait donné mon grand-père.

 

J'ai cependant l'impression qu'elle n'en restera pas là. Enfin, avec la lenteur de la justice, même si elle demandait une pension, vu mon absence de salaire fixe et avec les années de procédure, je suis tranquille pendant un moment.

 

Une dernière chose me turlupinait quand même : la CAF était-elle en droit de donner en détails, comme ça, le montant de mes prestations à ma mère ? J'étais persuadée que non, ça reste confidentiel quand même. Je ne suis pas gâtée avec deux parents pire que cupides, alors si en plus les organismes sociaux et bancaires s'amusent à divulguer ce que je touche...!

Je suis donc retournée à la CAF avec mon copain et une employée m'a confirmé qu'effectivement, ce n'était pas normal du tout que quelqu'un ait donné ces informations à ma mère. C'est une atteinte au secret professionnel, l'employé qui a renseigné ma mère était donc censé lui répondre "non, c'est confidentiel".

J'ai décidé de ne pas porter plainte mais j'ai quand même rédigé un courrier pour signaler la chose et demander que ça ne se reproduise pas. Si cela se reproduisait, là par contre je porterais plainte. Je cherche à me libérer d'une vampire assoiffée d'argent et on ne m'aide franchement pas !

J'en ai également profité pour informer ma banque que ma mère cherchait à obtenir des informations financières et qu'ils ne devaient pas les divulguer. Ils m'ont assuré qu'ils respectaient le secret professionnel, mais en même temps la CAF aussi était censée le respecter !

 

Pour le moment je ne suis pas très rassurée. Ce n'est déjà pas facile d'échapper à l'emprise d'une femme qui m'a manipulée pendant des années. Lorsque j'ai fini par ouvrir les yeux sur sa vraie nature, que je refusais de voir (je n'avais que ma mère...), ça m'a fait vraiment mal. Je me suis sentie stupide, naïve, et j'avais l'impression d'être d'une immense lâcheté lorsque je lui cédais tout. La lâcheté, ce défaut que j'exècre... j'étais moi même une sacrée lâche. On dit que l'amour est très proche de la haine et ce n'est pas faux. J'ai beau détester ma mère, qui m'écoeure et me stresse, elle reste la seule famille que j'ai eue pendant 18 ans, jusqu'à ce que je rencontre mon copain et sa famille qui ne voit pas en moi un paquet de pognon. J'ai découvert qu'être gentil et altruiste ne signifiait pas être un pigeon.

J'ai du mal aujourd'hui à me défaire de ma mère, et si je ne venais pas de déménager je fuirais dans une autre ville. Fuir est lâche, mais je ne vois pas d'autre solution si je ne veux pas passer par les tribunaux pour avoir la paix.

Je veux pouvoir vivre, enfin, tranquillement, sans redouter les coups de téléphone ou les visites inopportunes. Et pour cela quitter la ville dans laquelle j'ai grandi devient nécessaire...

 

Je n'ai pas vraiment envie de vivre un nouveau déménagement, le premier ayant déjà été stressant et parfois même humiliant. Mais je crois qu'il faudra passer par là...

 

J'ai 21 ans, j'approche des 22, et j'aimerais vivre. C'est trop demander ?

Par Yatsuki-Achiya - Publié dans : En vrac
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 14:26

persan

 

Cette année, j'ai vraiment eu du mal à me décider. Il faut dire que la fac ne m'a vraiment pas aidée. Pour m'inscrire en Master, je devais avoir validé mon stage. Or, ayant affaire à un patron sympa mais un peu low, je n'ai pas pu valider mon stage avant le 9 septembre.

J'avais en tant que prof référente une personne connue pour être très sévère, mais fiable. Le souci venait du fait qu'elle ne pouvait pas me voir en peinture depuis la première année de licence, du coup je balisais un peu.

C'est elle qui m'a appris que mon rapport de stage devait faire 20 à 25 pages minimum, et j'étais franchement surprise. Mon stage, un pauvre poste monotâche en télétravail, qui n'avait rien de follement intéressant... faire 20 pages là dessus ?

J'ai eu beau me creuser l'esprit, chercher des idées à droite à gauche, aller carrément jusqu'à m'inventer des problèmes auxquels "j'ai apporté des solutions" pour rajouter des lignes... je n'ai réussi à faire que 12 pages. 12 pages pendant lesquelles j'ai creusé en long, en large et en travers la traduction en télétravail, les avantages et inconvénients de ce mode de travail, etc.

Sans vouloir me jeter des fleurs, je trouvais franchement que j'avais réussi un sacré tour de force pour faire autant de pages sur un stage pendant lequel il ne s'était rien passé de transcendant.

La prof m'ayant prévenue à la dernière minute de la date de mon stage, je devais lui envoyer mon rapport sur papier pour le lendemain. J'aurais pu lui envoyer par mail mais madame le voulait sur papier. Lorsque j'ai vu les tarifs de la Poste pour un envoi de cette importance (plus de vingt euros !), et étant plutôt à sec niveau finances, j'ai décidé de ruser. J'ai joué les clientes mécontentes car son envoi n'était pas arrivé et qui devait le renvoyer en toute urgence. Le piège s'est refermé et je n'ai du coup pas payé l'envoi. Ce n'était pas tout à fait une ruse dans la mesure où récemment j'avais effectivement envoyé un courrier qui n'est jamais arrivé, mais pas de cette importance.

 

Toujours est-il que le lendemain je reçois un mail de la prof, écrit plutôt sèchement, dans lequel elle me dit que mon rapport de stage est "trop court" et que "c'est donc dans mon intérêt de faire un powerpoint pour le jour de la soutenance". Je ne voyais pas trop ce que je pouvais dire de plus dans un powerpoint, et connaissant la prof, j'ai été prise d'un très mauvais pressentiment. Quand elle est sèche comme ça, alors qu'elle est très sévère de base, ça pue la sale note.

J'ai donc fait un powerpoint, mais étant donné que je n'avais rien à dire de plus que dans le rapport il n'apportait pas grand chose. C'était juste histoire d'en faire un.

 

Le jour J, j'ai eu ma première mauvaise surprise. Mon copain devait m'emmener en voiture car j'étais obligée de prendre mon ordinateur, qui non seulement est lourd (j'suis pas Hercule moi) mais qu'en plus je dois amener à la fac qui est à côté d'une cité et les vols/rackets sont nombreux. Mais finalement, il s'est pris un rendez-vous chez le coiffeur pile à l'heure de ma soutenance et j'ai dû y aller en bus, c'était super agréable, je vous passe les détails.

 

Normalement pour une soutenance, vous avez votre prof référent et votre maître de stage qui vous évalue. Mon maître de stage n'ayant cessé de repousser ma soutenance pour pouvoir y être présent, avant de m'annoncer qu'il ne le serait pas, ma prof devait trouver un collègue pour le remplacer. Elle est finalement arrivée seule, m'annonçant qu'elle n'avait trouvé personne. Ce qui signifiait, en clair, que tout mon stage dépendait de son bon vouloir à elle seule. Et son bon vouloir, on ne le voit pas souvent.

J'ai débité mon discours avec un noeud dans le ventre, la voix légèrement erraillée car je savais très bien ce qui m'attendait. J'ai tenu 25 minutes à l'oral, en détaillant énormément chaque point, faisant ainsi violence à mon esprit concis.

La prof ne m'a pas posé de questions à la fin, comme le veut l'usage, mais il faut dire aussi, j'avais fait le tour complet de la question. Elle a cependant sorti mon rapport de stage de son sac, avec dessus toute une feuille gribouillée de rouge. Mon mauvais pressentiment s'est accentué, et en effet...

Déjà, elle me l'avait dit, elle trouvait ce rapport trop court. C'était un très mauvais point selon elle car je devais me montrer capable de rapporter ce que j'ai fait dans les moindres détails. C'est pourtant ce que j'avais fait, c'est juste que mon stage n'était pas celui d'une apprentie en management avec trouze mille collègues et intrigues de couloir. J'ai fait de la traduction, le cul sur une chaise, derrière mon PC, avec pour seul contact humain la rencontre avec le maître de stage pour la signature des papiers. Woah.

Ensuite, elle trouvait que mon rapport était écrit dans un langage trop familier. Quand elle m'a dit ça, j'ai failli exploser de rire. J'avais bien fait attention à ça justement, en revoyant mes tournures en remplaçant les "ça" par "cela" et toutes les conneries du genre.

Enfin, elle m'a dit que le rapport était bourré de fautes d'orthographe. Moi, Miss 20/20 en dictée, qui raflait toutes les récompenses aux championnats d'orthographe, à qui ça arrive rarement de faire des fautes... je lui ai demandé de me montrer les fautes, elle a changé de sujet pour m'annoncer ma note.

"Pour le rapport... il est vraiment mauvais, je t'ai mis 6.". 6 sur 20, bien sûr. J'ai encaissé la nouvelle stoïquement, qu'aurais-je pu faire d'autre de toute façon ? Elle m'a ensuite annoncé qu'elle me mettait 10 à la soutenance, "qui dans l'ensemble n'était pas intéressante, mais j'ai bien aimé la démonstration d'utilisation de tes outils". Merci madame, je suis ravie.

J'ai finalement eu mon stage, uniquement grâce à mon maître de stage qui, très satisfait de mon travail, m'avait mis une excellente note.

 

Ce stage m'a en fait plus dégoûtée qu'autre chose. Si l'expérience était plutôt intéressante dans la mesure où ça fait une ligne supplémentaire au CV, j'ai eu l'impression que le but du stage était de faire un rapport et uniquement cela. J'ai failli ne pas avoir mon stage malgré une prestation excellente, juste parce que ma prof avait décidé qu'elle n'aimait pas le rapport que j'en ai fait, quoi ! Le but est de mettre un pied dans le métier ou non ?

 

Intriguée par ces histoires de fautes et de langage soit-disant familier, j'ai envoyé mon rapport de stage par mail à une autre de mes profs, qui m'avait dit de lui écrire si j'avais besoin d'aide. Je n'ai pas fait de chichis et lui ai demandé si le registre employé et l'orthographe la choquaient. Quelques jours plus tard elle m'a répondu qu'il n'y avait rien de choquant, et que si elle avait repéré une petite faute de frappe, l'orthographe était globalement excellente. Le registre ne l'a pas non plus choquée. Ce n'était pas un langage soutenu, mais de toute façon on attend pas d'un rapport qu'il soit écrit en langage soutenu, il faut juste garder un registre correct, narratif. Ce que j'ai fait.

 

Le jour même je recevais un mail de ma prof référente, qui me disait que ce n'était pas la peine de montrer mon rapport à tout le monde pour faire changer ma note, car c'était définitif, et que je pouvais déjà m'estimer heureuse d'avoir le stage. Elle m'a également annoncé qu'en Master Traduction il y avait deux stages, et que c'était elle qui les supervisait.

 

J'en suis venue à me poser des questions. Je m'étais inscrite en double cursus, en licence d'Histoire, par pure passion, et en Master Traduction, par continuité par rapport à ma licence. Mais quelle utilité donner à ce Master, finalement ? Savoir que j'aurai une prof qui ne peut pas me voir en tant que professeur (elle enseigne une de mes matières) et en tant que tutrice de stage ne me réjouissait pas. Cela s'apparente à de la perte de temps plus qu'autre chose. De plus, la plaquette des enseignements n'est pas réjouissante... déjà la méthodologie de la traduction alors qu'on la connaît depuis la première année de licence...

 

On m'a toujours poussée, non sans raison, à poursuivre mes études car ma santé fragile ne me permettrait pas de trouver du travail avant longtemps. J'en ai encore eu la preuve cet été, lorsque j'ai cherché du travail. Inscrite en intérim, j'avais passé des tests pour travailler dans le pharmaceutique et obtenu de très bons résultats. On m'a donc dit qu'un poste était prêt pour moi, mais je devais auparavant passer la visite médicale obligatoire. Lorsque le médecin a vu le petit papier agrafé à mon carnet de santé, relatant en détail ma maladie, il n'a même pas pris la peine de m'examiner : le pharmaceutique n'est pas fait pour moi.

Ma foi peu importe, il n'y a pas que le pharmaceutique en intérim, également plein de postes en logistique. Cependant, lorsque j'ai relancé la boîte, ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien proposer à des gens "comme moi". Ah. Pourtant j'ai déjà travaillé à Amazon et des annonces pour y travailler étaient affichées à l'entrée. Ils m'ont alors répondu que ce travail demandait de l'endurance. Je l'ai déjà fait en donnant entière satisfaction, malgré ma maladie, alors où est le problème ? L'employé m'a alors raccompagnée à l'entrée, en me disant que la boîte n'avait vraiment rien pour moi et que je devais chercher ailleurs.

 

J'ai beau essayer de cacher ma maladie pour trouver du travail, elle me rattrape toujours... je ne suis pourtant pas la plus malade sur Terre et mes soucis de santé ne me rendent pas incompétente pour autant. Des gens bien plus atteints que moi s'en sortent, alors pourquoi m'envoyer paître ainsi ?

 

Parenthèse refermée, c'est en consultant mon compte en banque que la décision m'est apparue dans toute sa splendeur. Mon compte est vide, les syndicats étudiants se vantent d'avoir obtenu une bourse dès septembre mais en attendant je n'ai rien pour faire face aux faux-frais de scolarité (livres, fournitures, repas au self...). Mon déménagement m'a coûté cher (et encore, j'ai pas remboursé à mon copain tout ce que je dois...), je n'ai même pas eu de quoi aller voir à Toulouse un ami marocain de passage exceptionnel en France, et actuellement ce n'est pas compliqué, je ne pourrai pas tenir un mois de plus si je ne reçois pas la bourse.

J'ai perdu ma motivation pour le master, la licence d'histoire ne me sera d'aucune utilité, c'est du loisir pur...

J'ai donc décidé d'abandonner le master, et de suivre ma licence d'histoire en RSE, tout en cherchant activement du travail à côté. J'ai mis à jour mon CV et m'apprête à envoyer des candidatures spontanées dans toutes les grandes enseignes du centre-ville d'Orléans, du moins celles pour lesquelles on ne m'imposera pas de visite médicale.

Mon compte en banque à sérieusement besoin d'être renfloué, mon copain ne travaille pas et on vit aux frais de ses parents, cela ne me dit vraiment rien. J'ai l'impression d'être un boulet et je n'aime pas cette impression !

J'espère trouver rapidement du travail, même sous-payé, histoire de ne pas regretter ma décision.

Mais de toute façon je n'aurais jamais trouvé de stage, celui que j'ai eu cette année était déjà dû à la "chance" plus qu'autre chose.

Je me sens déjà plus libre en ayant abandonné le Master, ça me pesait de ne pas voir son utilité et d'angoisser pour les stages.

Qui sait, peut-être une nouvelle Yatsuki sous peu, dont on aura oublié la santé fragile pour lui accorder sa chance !

Par Yatsuki-Achiya - Publié dans : En vrac
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 15:41

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Je vais être honnête : la faculté ne m'avait franchement pas manqué, mais je commençais à me lasser de passer mes journées à la maison.

 

J'ai beau varier les plaisirs entre ordinateur, lecture, cuisine, cinéma, je finis toujours par m'ennuyer.

 

Cependant le rythme scolaire ne me plaît pas des masses non plus. Ce que je n'aime pas, c'est que je sais que je vais avoir des matières et des professeurs qui ne me plairont pas, et ça me bloque.

 

Mais cette année sera différente : ayant emménagé avec mon copain dans une zone beaucoup plus paisible, j'aurai un double avantage : celui de pouvoir dormir la nuit et donc être en forme le lendemain, et celui de ne plus avoir ma mère pour me stresser. Mon copain a un côté stressant lui aussi, mais bien moindre, et il faut bien avouer que je me stresse pour moins que certains.

J'ai ainsi pu découvrir que le fait que je ne pouvais plus dormir allongée n'était pas dû à mes problèmes respiratoires, du moins pas entièrement : depuis que je ne suis plus chez ma mère je peux de nouveau dormir allongée, j'ai beaucoup moins de mal à respirer.

 

Le nouvel appartement est aussi tellement plus calme, si on oublie un petit vieux particulier qui se casse de chez lui tous les jours à 2h du matin, avec une voiture bien bruyante... mais c'est tellement rien par rapport au bruit constant d'une cité HLM que ça ne me réveille même pas.

 

Quelque chose qui semble être dans mon karma, c'est le voisin fumeur ! Dans le HLM le voisin du dessous fumait régulièrement à la fenêtre (seulement le soir car il travaillait dans la journée), nous obligeant à fermer. Eh bien là aussi notre voisin du dessous fume, sauf que lui c'est toutes les 2h, de jour comme de nuit, ce qui rend l'aération difficile.

Je crois qu'il a dû nous entendre plusieurs fois grommeler "grrrrmbl de connards de fumeurs", et ainsi hier il n'a pas été fumer à sa fenêtre... mais dans sa salle de bains. Sauf que sa fumée est remontée par un conduit d'aération commun, et ça a enfumé notre appartement, car on ne peut pas boucher ce conduit.

On dirait que ça ne va pas coller entre lui et moi, il ne semble pas méchant, mais j'ai une haine viscérale de ces fumeurs, c'est plus fort que moi...

 

Cependant je m'estime contente : j'ai enfin quitté ma mère, même si elle téléphone régulièrement pour me faire chier avec ses procès, et c'est une sacrée source de stress en moins. J'ai développé un côté névrosé et agressif en vivant avec elle, et je sais que j'ai un grand travail à faire sur moi pour enfin me détendre et profiter de la vie. Je dois du coup être assez difficile à vivre, enfin je suppose.

 

Le procès de la MDPH a d'ailleurs eu une issue bizarre. Le médecin expert lui-même était en accord avec le fait que, ma maladie étant dégénérative et à un stade bien avancé, il était logique de m'accorder ce taux d'invalidité à 80% afin d'être sûre d'être bien suivie et soignée au mieux. Néanmoins, si le tribunal m'a accordé l'APAH (Allocation Pour Adulte Handicapé), avec la rétroactivité depuis mes 20 ans et jusqu'en 2012, ils ont rejeté le taux à 80% et l'affiliation à l'assurance vieillesse de ma mère.

En gros cela veut dire que j'ai moyen de toucher de l'argent (que ma mère m'a demandé de lui reverser bien sûr, elle est si soucieuse du fait que je sois bien soignée), mais que c'est provisoire. Un peu comme si on me disait "Oui, nous reconaissons que vous êtes malade, mais nous attendons de voir comment ça va évoluer". C'est déjà un progrès, sachant qu'avant le disque c'était "Mais non, vous êtes en parfaite santé mademoiselle". Ce qui veut aussi dire qu'en 2012 il faudra refaire toute la procédure pour des cacahuètes.

Deux solutions s'offraient donc à moi : accepter la décision du tribunal (ce que ma mère refusait, évidemment, puisqu'elle n'a pas eu ce qu'elle voulait, elle) ou faire appel, me mettre la somme accordée dans le cul pendant deux ans de nouvelle procédure.

J'ai expliqué à ma mère que j'en avais assez de toutes ces procédures, que je voulais enfin pouvoir être tranquille sans lui donner un prétexte pour me faire chier tout le temps. Vu son côté oiseau de mauvaise augure j'ai essayé de la titiller en lui disant que si ça se trouve, dans deux ans, l'économie française se sera écroulée et qu'elle pourra pleurer sur son sort car ni elle ni moi ne touchera un centime.

Mais elle a continué à insister, en me disant qu'elle avait besoin d'argent et que si je refusais elle me mettrait le couteau sous la gorge, en me prenant tout ce que j'avais.

Je sais que si elle demandait une pension ça ne lui serait pas accordé, en raison de mon absence de revenus, mais elle s'y connaît en harcèlement moral, a déjà failli provoquer une rupture avec mon copain plusieurs fois de par son attitude odieuse... je n'ai pas envie de revivre ce pourquoi je suis partie.

Faible, j'ai cédé, tout en remplissant les documents demandés pour le versement de la pension (l'appel ayant normalement gelé ce versement)... je n'ai d'ailleurs pas trop compris pourquoi on me demandait de remplir une déclaration de revenus pour 2008 et 2009 alors que le versement en rétroactivité débutait en 2010. Peut-être pour me coincer sur un éventuel truc non déclaré pour n'avoir rien à verser ?

Ma mère commençait à chialer comme quoi elle ne se souvenait plus si elle avait déclaré ce que j'avais gagné à Amazon en 2009. Ce coup-ci je suis restée ferme, hors de question de faire une fausse déclaration, si elle a voulu frauder ce n'est pas mon affaire. Mais moi je ne vais pas m'empêtrer là dedans alors que je ne suis même pas entrée dans la vie active.

Maintenant wait&see, peut-être que quelque chose me sera versé, mais cela servira surtout à remplumer mon portefeuille sérieusement mis à mal entre le déménagement et le racket de ma mère.

 

Je n'ai d'ailleurs toujours pas reçu de réponse pour mon dossier de bourse. Je suppose que c'est parce que je n'ai pas encore validé le stage, du moins j'espère. Le jour de ma soutenance j'irai les voir à leur bureau, pour signaler mon changement d'adresse et pour avoir des nouvelles du dossier. En tous cas si la bourse ne m'est pas accordée ce n'est pas compliqué, je n'ai même pas assez sur mon compte pour me payer les frais d'inscription en Master !

 

Mon rapport de stage doit faire 20 pages. Encore aujourd'hui j'en suis à me demander comment rédiger un rapport de stage de 20 pages sur une activité en télétravail pour une toute petite entreprise virtuelle ayant juste un peu plus d'un an, durant laquelle je n'ai fait que traduire et n'ai échangé que quelques mails pour tout contact humain. Si je veux faire 20 pages je crois, tout simplement, que les trois quarts du rapport n'auront rien à voir avec le stage en soi.

 

J'espère en tous cas que le stage me sera accordé, je me suis défoncée, le patron est content de moi. Mais la note dépend aussi de la soutenance, avec mon professeur référent, réputée pour noter sec.

 

Enfin bref, beaucoup voulaient de mes nouvelles : j'ai encore beaucoup de choses "en suspens" qui se débloqueront petit à petit, pour lesquelles je m'inquiète un peu, et j'espère que mon inscription en première année de Master pourra se faire paisiblement, que j'aurai des professeurs sympas et pas pète-sec... il me faut encore du temps !

Par Yatsuki-Achiya - Publié dans : En vrac
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 11:30

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La rapidité n'est vraiment pas la première qualité de la fille qui s'est occupée de notre dossier, à l'agence immobilière. Lorsqu'elle nous a appris que notre dossier avait été accepté, elle nous a également dit qu'il fallait remplir d'autres papiers (bail, etc), donc nous avons fixé l'état des lieux 15 jours plus tard afin d'avoir le temps d'envoyer les papiers aux garants (à 500km d'ici quoi). Elle a bien insisté comme quoi on devait faire au plus vite pour remplir et renvoyer les papiers, pour tout rendre à temps. Et vous savez quoi ? Oh, elle a pris tout son temps et mis une semaine avant d'envoyer les papiers à remplir aux garants.

 

Il ne nous restait donc plus qu'une semaine pour faire remplir les papiers aux garants et les renvoyer à Orléans en quatrième vitesse. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" pourrait-on dire, vu qu'en plus elle s'étonnait de ne pas recevoir les papiers. On dirait que la cervelle des employées de cette boîte n'a d'égale que la taille de leurs minijupes... 

Du coup au moment de l'état des lieux, comme les papiers n'étaient pas encore arrivés, on a pas pu nous remettre les clefs.

 

Encore et toujours attendre, prendre du retard, ça devenait franchement lassant, pour moi comme pour mon copain qui, bien que très patient (en même temps comparé à moi le monde entier est d'une patience infinie), en avait assez de la lenteur des procédures.

 

Le lendemain de l'état des lieux, on nous rappelle pour nous dire que les papiers sont arrivés et que tout est bon. Cool, on va pouvoir prendre les clefs alors ! Ah ben non, faut encore attendre une journée. Madâme a trop de travail, elle nous a déjà fait poireauter 15 ans pour envoyer les papiers, elle n'est pas à une journée près, c'est sûr. Mais en attendant, nous, on avait des cartons qui attendaient et sans les clefs...

 

Heureusement que c'est mon copain qui est allé les chercher sinon j'aurais étalé mon poing dans la tronche de cette mollassonne.

 

Nous nous sommes pressés pour mettre un max d'affaires dans l'appartement (livres, produits ménagers, etc) avant de partir chercher d'autres affaires dans la belle-famille. Les parents de mon copain gardaient pas mal d'objets de côté pour son déménagement, et ça faisait des dépenses en moins. Parce qu'on a tout à acheter niveau meubles, c'est horrible les coûts accumulés. Avec mes 1000 euros d'économie je passe pour un clown...

 

En revenant de chez eux, bien chargés, on a pu commencer à commander les meubles. A part pour le lit et le matelas (on y passe 1/3 de sa vie, c'est LE truc sur lequel faut pas radiner), on a globalement pris dans le "bas de gamme correct", c'est à dire du pas cher, mais qui ne soit pas non plus laid à en mourir. J'ai également choisi de mon côté un bon bureau avec un bon siège de bureau, car j'y passe pas mal de temps pour mes études et la chaise actuelle, achetée quand j'avais 7 ans, est petite et me casse le dos.

 

Le truc marrant ce sont les meubles à monter soi-même. Le seul truc que j'ai jamais monté de ma vie est la chaise de bureau de ma mère, et mon copain lui n'est pas manuel pour deux sous. Et bien évidemment, personne pour venir nous donner un coup de main, c'est tellement évident. J'ai bien quelques amis qui auraient pu, mais répartis entre Pau/Poitiers/Rouen, je ne vais pas les faire venir à Orléans pour ça.

 

Il a donc fallu retrousser ses manches et, après 25 minutes de dur labeur, nous avons monté une chaise de salle à manger. C'est mal barré :X

 

Notre premier contact avec les voisins a été dans l'ensemble positif. Le seul point noir c'est le fait que nous avons dû appeler le syndicat de co-propriété pour que la personne présente sur notre place de parking soit virée. On lui avait mis, à deux reprises, un mot sur son pare-brise pour lui dire que les nouveaux locataires voulaient leur place, à chaque fois le papier était parti et la voiture toujours là.

Nous avons ensuite croisé quelques personnes, un petit papy tout gentil et tout content d'avoir de nouveaux voisins, une jeune fille de notre âge et une follasse qui parlait toute seule et paraissait complètement malade dès qu'elle voyait une publicité dépasser d'une boîte aux lettres, allant jusqu'à prendre la pub des boîtes des autres pour la jeter. Bon, y'a des fous partout, ça m'étonnerait pas que la voiture virée lui appartienne. Cependant je n'ai pas été lui demander.

 

Mon copain, de son côté, a eu la présence d'esprit de perdre ses clefs, ce qui fait qu'il ne restait plus que les miennes. Sauf que mes clefs ne comprenaient pas le badge qui permet d'ouvrir le parking, ce qui fait qu'après avoir râlé pour libérer notre place de parking, nous n'y avons plus accès. Ironie quand tu nous tiens ! Heureusement j'avais encore mes clefs et on a quand même accès à l'appartement. Sauf qu'il faut faire refaire les clefs de parking, un badge, et une clef de boîte aux lettres. Comme si on avait besoin de ça ! Enfin au moins on était pas à la rue, complètement bloqués.

 

L'autre chose est le fameux procès du 21 juin, à savoir aujourd'hui. J'étais en colère, prête à balancer la jolie bombe que j'avais écrite, mais ma belle-mère et mon copain m'en ont dissuadée. Avec tout le retard pris dans le déménagement, on vivait encore chez ma mère, avec un appartement même pas habitable. Je ne pouvais donc pas me permettre de foutre la merde et j'enrageais. Je m'imaginais encore face à un jury de types odieux qui n'y connaissent rien, comme la dernière fois. Et en plus l'idée de devoir exagérer mon cas ne me plaisait pas.

 

Mais je n'en ai même pas eu besoin... épuisée par le voyage de la veille en voiture (500km), puis par les allers-retours entre les agences, les magasins, etc, je me suis réveillée la tête dans le cul, et surtout toujours fatiguée.

Pâlichonne (bon ça c'est mon teint naturel) et traînant de la patte, je suis arrivée au tribunal. J'ai été surprise que, dès mon arrivée, un vieil homme vienne me serrer la main, me demande si je vais bien et m'offre un jus d'orange. Wow, je me demandais si j'avais atterri au bon tribunal. J'ai tellement pris l'habitude d'être en face de cons...

Il s'est avéré que le vieil homme était le président du jury, celui là même qui a assisté au régurgitage de mon jus d'orange au moment de l'examen médical. J'avais la nausée entre le stress et la fatigue -_-

Ma mère jubilait de me voir toute faible et malade, ça mettait en valeur ma "fragilité" (la fois où je lui ai foutu un pain, j'étais pas si fragile è_é ). De plus le pédiatre qui m'a examinée connaissait ma tante et ses filles, ce qui mettait d'emblée une ambiance chaleureuse. Il a voulu me faire faire quelques exercices de respiration et je lui ai expliqué que, depuis ma pleurésie, je ne peux tout simplement plus prendre de grandes inspirations car sinon je le sens passer au niveau du poumon. En gros au lieu de faire les exercices d'équilibre inutiles habituels, il m'a écoutée parler de mon quotidien, et m'a examinée un peu (tout en avouant que c'était inutile, je venais de vomir donc c'était un peu faussé niveau écoute des bronches). Il ne m'a pas contredite une seule fois ! J'ai toujours eu affaire à des cons me disant que j'exagérais, lui je n'ai même pas eu besoin d'exagérer, il avait déjà eu affaire à des pathologies comme la mienne et savait tout ça. Il savait même ce que je ressentais face à ces gens qui ne me croyaient pas malade car je ne suis pas bavante dans un fauteuil roulant.

 

Avoir enfin l'impression qu'on m'écoute et qu'on me croie a eu un effet déstressant sur moi, j'en suis même venue à dire que je ne regrettais pas d'être venue. Le médecin a plaidé en ma faveur et de toute façon tout le monde a assisté à ma nausée donc ils ne pouvaient pas trop dire que je n'avais rien. Au moment où le président du tribunal a déclaré que tout le monde allait se retirer pour délibérer, il est venu me serrer la main et me dire que j'étais courageuse de poursuivre des études et de chercher du travail dans ces conditions.

S'ils sont aussi humains dans leurs délibérations qu'ils l'ont été avec moi, je suppose que les revendications seront acceptées. Ma mère aura son argent et moi j'aurai la paix. Et ça se passe de façon plus soft que si j'avais balancé mon petit discours. Je l'avais dans la poche en plus, mon papier...

 

J'aurais voulu trouver le courage de demander cette ordonnance d'éloignement mais je ne l'ai pas eu. Je dois avoir un côté lâche moi aussi. Mais tout ceci est bientôt fini et autant ne pas me mettre ma mère à dos, elle sait comment faire de ma vie un enfer puisqu'elle l'a déjà fait. Et je suis tellement épuisée par les procédures que je n'ai pas envie d'en avoir d'autres sur le dos. Lorsque l'appartement sera habitable, il ne sera certes pas transcendant mais je pourrai vivre. Vivre sans avoir le ventre noué, le coeur qui bat à 300 à l'heure à cause du stress. Je pourrai peut-être même avoir un oreiller orthopédique pour ne pas me tuer le dos en dormant assise. Je ne serai pas entièrement débarrassée de ma mère mais je ne l'aurai plus sur le dos en permanence. Et rien que ça, ça me soulage à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Par Yatsuki-Achiya - Publié dans : En vrac
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 16:14

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Bonjour, 

 

Eh bien ma foi, une succession de bonnes et de mauvaises nouvelles... enfin disons moins bonnes.


La première bonne nouvelle c'est que notre dossier, pour l'appartement, a été accepté. Je continue cependant de penser que la vérification de la solvabilité des locataires est quelque chose qui se fait avant de prendre des rendez-vous pour des visites. Vous imaginez la perte de temps si finalement on nous avait dit non ? Mais j'ai l'impression qu'ils ne sont pas super pressés dans cette boîte. Ils mettent toujours 15 ans pour prendre des décisions, ou alors il faut attendre 15 ans pour aller déposer un chèque alors que ça prend une minute à l'agence.

 

Pour être honnête, je n'aime pas cet appartement. Je le trouve trop petit, trop éloigné des transports en commun habituels aussi. On a à peine la place de caser toutes nos affaires ! Il n'y a aucun placard alors que dans l'appartement précédent il y en avait. Sauf que non seulement il n'y a pas de placards mais en plus il est plus petit ! Il faudrait caser nos bureaux respectifs dans le salon (j'ai mis un point d'honneur à imposer le "pas d'ordinateur dans la chambre", parce que c'est une vraie horreur d'attendre 250 ans que môssieur, allongé sur le lit, daigne s'apercevoir que je suis là et qu'il est temps de dormir, donc d'éteindre son ordi. Ah mais c'est l'update, faut aller entraîner sa brute, ses minitroopers... bordel il peut pas faire ça le matin ? Non faut le faire à minuit ? Et disputes, et blabla... en moyenne il met une demi heure à éteindre son ordi, et pas de bonne grâce), le coin salle à manger, des étagères pour les bouquins... sauf que c'est à peine si y'a la place pour les bureaux seuls. Du coup ça sera pas la peine de songer à inviter des amis, car c'est certain qu'il n'y aura pas la place pour un coin canapé/table basse/télé.

Dans l'appartement précédent on aurait largement eu la place...

 

J'ai osé faire la suggestion de chercher un meilleur appartement mais je me suis faite envoyer chier à coups de "stop les goûts de luxe". Je ne trouve pas que ça soit luxueux de ne pas vouloir me taper 20 minutes de marche à pied l'hiver pour aller jusqu'au tram. Je ne trouve pas que ça soit luxueux de vouloir avoir un appartement dans lequel on peut circuler sans se marcher sur les pieds et où on aurait la place de mettre TOUTES nos affaires... mais bon, je ne décide pas, sur le papier je suis "l'amie", celle qui n'a pas son nom sur le bail, qui ne sert à rien car fille de chômeurs et d'escrocs sans caution. Mon copain m'a bien fait comprendre qu'il ne me demande mon avis que par principe, il n'en a en fait rien à foutre. Juste pour fuir ma mère, je vais emménager ailleurs et je ne serai toujours pas chez moi puisque mon nom ne sera nulle part. Je ne compte pas, je n'ai jamais compté pour quoi que ce soit.De toute façon on a les clefs le 15, c'est déjà trop tard.

 

Je me demande si malgré mon horreur des lâches, je ne le serais pas moi-même. Je n'ai jamais pu m'imposer malgré tous mes efforts, on me renvoie dans la gueule que je suis inutile et que donc je n'ai rien à dire. Je disparaîtrais que personne ne s'en aperçevrait...

 

En plus aujourd'hui voilà que je reçois une lettre du tribunal du contentieux de l'incapacité. On me convoque pour le 21 juin, comme ça, sans me demander si je suis libre ce jour là. En raison de recours qu'on a fait en mon nom.

Ouais mais non mes cocos, moi entre temps j'ai été voir une boîte d'intérim, j'ai trouvé un travail, et je n'ai absolument pas l'intention de prendre la moindre journée pour un procès que je n'ai jamais demandé. Un procès que ma mère fait en mon nom pour me faire passer pour un légume et recevoir du fric... eh oui, encore une histoire d'argent. Et elle se dit chrétienne désintéressée.

Je fais part à ma mère de ma non-intention de répondre à cette convocation, mais voilà que je me fais engueuler comme quoi il faut qu'ils me voient au moins une fois et que ça me coûtera rien de m'absenter une journée. Ben si, ça me coûtera une journée de salaire, connasse, que tu me rembourseras pas bien sûr. Mais j'avais oublié que je n'avais pas encore déménagé, je suis donc encore sous sa coupe.

 

Je pense que si on me force à louper mon travail pour ce procès que je n'ai pas demandé, ma réaction sera détonnante. D'ici à cette date j'aurai déménagé, je serai donc moins sous la menace de ma mère. Voire plus du tout. A ce qu'on m'a dit il faudra que je prenne la parole. J'ai déjà préparé le texte gratiné que je sortirai devant tout le monde si jamais on me force à y aller. Je vous en fait profiter :

 

"Mesdames et Messieurs, la première chose que je demande c'est que l'on ne m'interrompe pas. Je tiens à préciser que je n'ai jamais demandé à être ici. Depuis le début c'est ma mère qui, profitant du fait que je dépendais d'elle jusqu'ici, m'a obligée à traîner en justice la MDPH dans le seul but d'obtenir de l'argent. Depuis que je suis légalement majeure et que j'ai refusé la procuration sur mes comptes bancaires, elle ne cesse de me réclamer de l'argent et cherche à me faire passer pour handicapée afin d'avoir, encore et toujours, de l'argent. Elle n'est pas ici en tant que mère aimante cherchant à faire reconnaître le handicap de sa fille afin qu'elle ait une vie décente ; elle est ici en tant que mère intéressée par l'argent que le handicap de sa fille pourrait lui apporter. Je ne dis pas que je ne suis pas malade ; c'est certain que j'aurai plus de mal que quelqu'un de normal à trouver du travail car j'ai plus de portes fermées. Mais je ne suis pas un légume. Je n'ai pas l'intention de vivre aux frais de l'Etat Français sans travailler comme le fait ma mère. Même si ça sera dur, même si j'aurai sûrement du mal, je tiens à vivre comme les autres et non comme une assistée. La meilleure chose que vous puissiez faire pour mon handicap, c'est faire une ordonnance interdisant à mes parents de m'approcher ou de me contacter ; les menaces, le stress que leur simple présence me provoquent est bien plus destructeur pour ma santé que ma maladie, et je tiens à entrer dans la vie active dans les meilleures conditions possibles. Ce sera tout."

 

J'ai écrit ce texte sur une feuille, et je vais demander à l'avocat qui me représente alors que je ne le connais même pas de me laisser m'absenter de ce procès ou alors je lâche cette bombe au moment où on me demandera de prendre la parole. J'en ai vraiment assez de voir tout ce qui se fait en mon nom alors que je n'ai rien demandé. En plus si une ordonnance empêchant ma mère de m'approcher est vraiment mise en place ce serait une vraie libération. Si ça se trouve ça permettrait de prendre en charge un éventuel déménagement dans une autre ville. Et puis tant qu'à faire si l'ordonnance pouvait inclure mon père ça serait encore mieux. Comme ça je peux tirer un trait sur mes géniteurs et tourner une page du grand livre de ma vie...

Enfin là je rêve un peu, la justice est tellement merdique qu'elle donne raison aux coupables, ils seraient capables de me faire interner après mon petit discours. Mais il est temps que je fasse quelque chose, je ne veux pas qu'on dise de moi que je suis lâche !

Par Yatsuki-Achiya - Publié dans : En vrac
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Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. C'est mon avis. Et je ne vois pas pourquoi j'en changerais. - Philippe Geluck



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